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Le fan-club du Prisonnier
(créé en 1991)

15ème Rencontre Française du Prisonnier
Villeurbanne, samedi 27 et dimanche 28 octobre 2001


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Villeurbabel Nous avions délaissé cette année la MJC de Lyon-Perrache pour les locaux de Villeurbabel (ex-Villeurbanne English Club qui nous avait accueilli déjà en 1997 et 1998), et ce fut sous un beau soleil automnal qu'une vingtaine de délégués se retrouva en début d’après-midi pour prendre part aux réjouissances annuelles. Changement de lieux mais aussi d'habitudes culinaires car la traditionnelle choucroute allait faire place à des mets plus exotiques (nous y reviendrons !).

De gauche à droite : Patrick Ducher, Christian et Anne-Marie Delattre, lors de l’assemblée générale (photo de Luis Alonso).Luis Alonso et Michèle Vergnieux ayant effectué un voyage le mois dernier en terre villageoise en compagnie de Jean-Luc Laurent, Martine Potel et Jean-Pierre Hurel, ils en avaient rapporté quelques précieuses reliques du culte, imported directly de la Prisoner Shop s'il vous plaît ! Mais ce ne furent pas les seules surprises qu'ils nous avaient réservées. Votre serviteur déclara ouverte cette RFP 2001 et lança l'AG devant une assemblée disciplinée (bravo, bravo, bravo !).

Notre président honoraire proposa ensuite un jeu original à base de combinaison de chiffres, le "Jeu de lois". Concocté bien des années plus tôt, il avait maintenant l'occasion de le tester grandeur nature avec des cobayes qui n'allaient pas s'en laisser conter ! A quand le brevet, Jean-Mich ? Mais que celui qui arrive à faire 6-6-6 sans piper les dés nous donne la recette ! Jean-Marc Gouron et Vincent Royer, fins roublards, furent déclarés vainqueurs (re-bravo, bravo, bravo !).

Puis un vote populaire se prononça pour le visionnage de l'épisode « Danse de mort » en DVD. Comme nous avions pu le constater lors de la RFP 2000, la qualité graphique de ce nouveau support est vraiment exceptionnelle. Nous pûmes ainsi voir le lendemain dans « Le Dénouement » que lorsque le corbillard passe devant la maison londonienne du Prisonnier, on remarque la silhouette de plusieurs personnes de l'équipe de tournage se reflétant dessus !

Une tradition ne changea pas cette année : la fameuse vente aux enchères. Pascal Carrio s'étant… libéré (provisoirement) de ses obligations professionnelles, il arbitra en grand … professionnel et avec son humour coutumier les joutes financières. Des trading cards originales de Danger Man (1965) ne trouvèrent pas preneur, mais les planches (elles aussi originales et signées !) de Philippe Cottarel et Arto Djizmedjian furent l'objet de bien des convoitises. Ce fut finalement Christian Delattre qui emporta face à Michèle une superbe planche de "Who is Number one ?" (il te restera encore de la place pour l'accrocher au mur ?) et … le commissaire-priseur qui s'empara d'une planche colorisée de "Projet Pennyfarthing". Christian Delattre (encore ?) et Jean-Michel Philibert se sont portés acquéreurs quant à eux de superbes fac-similés des dessins du décorateur Jack Shampan.

Pendant le repas, aux «Gourmandises de Néfertiti» (photo de Michèle Vergnieux).Comme expliqué plus avant, un comité restreint d'organisateurs avait décidé de donner dans l'exotisme culinaire : une jolie princesse égyptienne accueillit donc notre congrégation aux « Gourmandises de Néfertiti », près de la mairie de Villeurbanne. Christian Delattre eut bien du mal à interviewer les plus anciens des participants (Philibert, Tillier, Alonso) afin de leur extirper en vue du hors-série spécial des souvenirs de la 1ère et 2ème RFP (qui avaient eut lieu il y a déjà 12 et 13 ans à Pommiers, riant petit village de la Loire), tant les digressions, rires et anecdotes fusaient !

Ce fut donc avec près d’une heure de retard sur le programme que les congressistes repus reprirent le fil des activités de la soirée. Après 2 ans d'interruption du Florilège Télé pour cause de manque d'actualité, Christian Delattre et Patrick Ducher purent enfin proposer une compilation digne d'intérêt avec en ouverture le fameux et très récent épisode des Simpson avec … le Numéro 6 himself (enfin, sa caricature simpsonienne quoi !). On savait que Matt Groening, le créateur de ses jaunes héros, était un fan et saupoudrait ses épisodes de clins d'yeux à la série (Marge poursuivie par une grosse boule blanche, présence de lava-lampes et de vélos grands bis…). Dans le "Site inter-pas net d’Homer" (titre de l'épisode), Homer diffuse de fausses nouvelles via la Toile et se retrouve emporté au Village car une nouvelle bidonnée s'avère... vraie. Signalons que dans la VO, c'est McGoohan lui-même qui prêta sa voix au personnage du 6 ! On retrouva Pat dans le dernier épisode en date de Columbo dans lequel il avait tourné l'an dernier, "En grande pompes" : il y joue le rôle d'un affreux jojo (à la perfection comme d'habitude), puisque croque-mort pour star, il assassine une chroniqueuse mondaine. Autre élément au programme : une émission d'une chaîne câblée pour jeunes (Fun TV) dans laquelle une animatrice (jeune) parlant un langage (jeune) tente d'expliquer à ses collègues (jeunes et manifestement lobotomisés) le pourquoi du comment de la série. Déjà que nous (les vieux cons donc) nous avons encore du mal à la comprendre (la série et la jeune susnommée), ce n'est pas une pimbêche boutonneuse qui va nous donner une leçon de compréhension, non ? Conclusion par une émission (nettement meilleure of course) : Destination séries de novembre 2000 en préambule à la sortie des DVD, avec interview de votre serviteur par Alain "Prof" Carrazé et la délicieuse Alexandra Pic.

Une autre des surprises du tandem Alonso-Vergnieux fut une interview en vidéo du directeur de Portmeirion, Robin Llewellyn. Robin comprend bien le français et fit l'amitié de répondre aux questions de Jean-Luc Laurent dans la langue de Molière. Il raconta qu'il avait 8 ans quand le tournage eut lieu au Village en 1967. Il garde des souvenirs diffus de McGoohan, alors hôte de son grand-père, l'architecte Clough Williams-Ellis (il conserve du reste une lettre dactylographiée de l'acteur qu'il a exposée dans la Prisoner Shop !).

Les survivants de la soirée purent enfin visionner le film de David Cronenberg, Scanners (1980), en DVD : l'occasion de voir McGoohan dans un de ses meilleurs rôles, en scientifique bougon et calculateur. Repus d'images, les participants se retirèrent pour gagner 1 heure de sommeil en plus, puisque le changement d'heure avait lieu… 2 heures plus tard, enfin 1 heure, bon, on est tous partis se pieuter quoi !

 

Le dimanche nous accueillit par un soleil toujours radieux d'automne indien : Scanners ne semblait pas avoir donné trop de cauchemars (et pourtant ! ...), chacun paraissait prêt à dévorer une nouvelle journée de rencontre avec un bel appétit, et même avec quelques miettes de croissant pour Philippe et Elsa, visiblement mal remis d'un repas universitaire très arrosé...

On s'affala donc d'emblée sur les canapés pour visiter des coins inédits du Village en compagnie de Michèle, Luis, Jean-Luc, Martine et Jean-Pierre : on les suivit dans un premier temps dans le nouvel hôtel de Castell Deudraeth (l'ancien hôpital du Prisonnier), totalement rénové et réouvert récemment au public ; intérieurs bois,  mobilier moderne dans la salle à manger et les chambres, tout confort, mais entre 1200 et 2000F la nuit, ça fait cher la " chambre de thérapie " !

Puis le petit groupe se lia d'amitié avec Marita, une Allemande qui avait élu domicile dans le cottage White Horses, celui-là même où logeait McGoohan pendant le tournage de la série : avec quatre mois de résidence sur les deux dernières années, ce n'est plus de l'amour, c'est de la rage ! Le petit groupe du rôdeur put donc s'extasier sur l'intérieur aux connotations très maritimes (couchettes supplémentaires en forme de bateau, vue directe sur la baie), tout en tremblant de mettre ses pas dans ceux de McGoohan (on n'a pas fait le ménage depuis 1966...).

Philippe LeGuernAprès ces moments partagés de quasi pèlerinage, il fallut bien retomber sur nos... cul(te)s en compagnie de Philippe pour entonner un démystifiant "vous les fans" : car qu'il s'agissait de rendre compte d'une étude sociologique sur nous, les fans du Prisonnier, menée depuis deux ans par Philippe et à paraître plus tard dans un ouvrage consacré au phénomène (cul)culte, aux Presses Universitaires de Rennes. Mazette, ça devient sérieux, tout ça !

Sérieux, oui et non, comme s'appliquèrent à le démontrer Jean-Michel Philibert et votre aimable rédactrice chargés de cuisiner le sieur LeGuern, fin observateur ET fan lui-même depuis longtemps : Philippe nous confirma tout d'abord que, comme Guillaume Granier pour son mémoire de maîtrise, il faisait figure d'oiseau rare dans le monde universitaire, et que la télévision en tant que culture populaire n'était pas encore très reconnue ("légitime" en sociolangue) comme sujet de recherche.

Deuxième point : la résistance très forte des fans du Prisonnier à toute démarche jugée trop investigatrice sur l’âge, le sexe, le diplôme, la profession, avec la réponse toute trouvée de « je ne veux pas être fiché… ». Etonnant, non ? Philippe jugea donc préférable d’étudier le « noyau dur » des fans lors des rencontres, ce qui lui permit d’observer des comportements types (« le savoir-être fan » en sociolangue) qui impliquent l’art subtil de participer tout en gardant ses distances, d’être passionné tout en restant critique, d’être fans du Prisonnier tout en étant aussi un employé, une mère, un amateur de musique…, de connaître sérieusement la série sans se prendre au sérieux : si je vous dis que les jeux sur la série permettent sur un mode ludique (et parfois lubrique) d’établir des hiérarchies au sein du club, ça ne vous a sans doute jamais traversé l’esprit, et pourtant c’est observable…

L’article, encore à remanier (certains participants se sont engagés à tenir leur « journal de bord de fan du Prisonnier »), promet d’être passionnant et drôle si j’en juge d’après cette 1ère mouture, puisque Philippe, sans citer nommément ceux qu’il a rencontrés, sait restituer blagues, réflexions, gestes et coups de gueule. De là à en faire un roman à clés…

Tout comme une soupe sans moustaches, on ne peut imaginer une Rencontre sans photo de groupe (de Luis Alonso).Séance photos de groupe devant la mairie de Villeurbanne (bye, bye, Philippe & Elsa Lafaye de Micheaux) avant de nous diriger « Au pays du sourire » qui nous promettait une escapade asiatique : las, il fallut déchanter car l’accueil et le service se mélangèrent les baguettes, et l’on repartit très en retard en proposant de rebaptiser l’endroit « La soupe à la grimace ».

Heureusement, le fringant John Drake, merveilleux dans son costume en DVD, nous emmena faire une balade à Portmeirion dans l’épisode de 30mn « View from the villa » : la VO faisait la part belle aux nuances de la voix de McGoohan, tantôt enjôleuse, tantôt sarcastique. A quand le sous-fan-club Destination Danger, grand maître du club ?

En attendant, il fallut plancher pour le jeu « Fallout » qui invitait les participants à inventer le discours du N°6 dans « Le Dénouement » : ponctués de « bravos, bravos, bravos », ces envolées lyriques plus ou moins délirantes ‘la palme au tandem Philibert-Royer) prouvèrent une nouvelle fois que les fans sont fin prêts pour écrire le scénario du film !

On enchaîna sur la séance remise des lots, ceux des jeux et de la tombola : où Vincent Royer fit piètre figure de recevoir des cassettes VHS de Danger Man en VONST, lui qui ne pipe pas un mot d’anglais du haut de ses presque 2m…

Puis ce fut au tour de « Fallout » (en DVD et en VOST) d’occuper les pupilles des participants, de plus en plus clairsemés au fil de l’épisode : Corinne et Franck avaient une longue route à faire jusqu’à Valenciennes, Vincent rejoignait la capitale, Jean-Michel Saint Etienne, Manu Bourg, et Jean-Marc Gouron et Guillaume Granier repartirent bras dessus-bras dessous pour la gare (Jean-Marc pour son ministère, Guillaume pour sa fête de PACS…). Michèle et Luis replièrent boutique, c’était la fin de la 15ème Rencontre : putain, 15 ans ! Ca vaut bien un hors-série, ça…

 

Grand merci au Villeurbabel et à Didier Vors (et donc à Luis !) pour leur accueil.

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Dernière mise à jour le 11 décembre 2001.