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Naissance d'un héros humain

On l'attendait depuis "Who is number one ?", le fruit de leur première collaboration en 1988. "projet pennyfarthing" n'est pas la suite de la bande dessinée précitée, mais une histoire a part entière pour laquelle le tandem créatif a su au contraire évoquer un moment de la vie du Prisonnier qui pourrait s'apparenter a une nouvelle "Arrivée".

Patrick McGoohan in an eggshell - except from the storyboard, by P. Cottarel   Vers 1990, les auteurs ont ressenti le besoin d'aller au-delà de leur première oeuvre qui leur avait laissé une impression d'inachevé. Philippe Cottarel raconte qu'il lui a fallu deux ans pour convaincre Jean-Michel Philibert (quoi que celui-ci s'en défendrait !) afin que celui-ci réfléchisse à un nouveau scénario. Le point de départ, cependant, fut clair dès le départ : le Numéro Six se réveillait au Village souffrant d'amnésie. Au bout d'environ un an, une premièere ébauche fut produite après de nombreuses réécritures. A partir de là, le canevas de l'histoire fut développé pour un format de 48 pages, que Jean-Michel découpa en autant de planches, griffonnant des notes sur des esquisses, ajoutant des commentaires et procurant une multitude d'explications, de directives très détaillées, voire de références obscures que Philippe allait porter sur le papier.

 Du reste, il faut aborder "projet pennyfarthing" selon plusieurs degrés de lecture. On se laisse d'abord envelopper par l'atmosphère envoûtante du Village, par le trait de Philippe Cottarel, qui a atteint ici une assurance s'étant pleinement exprimée au fur et à mesure de ses productions pour la revue "le rÔdeur". Dans un second temps, on revient sur certaines pages pour mieux en apprécier le découpage, ainsi que les subtilités voulues par le scénariste, Jean-Michel Philibert. L'intrigue est dense, truffée de clins d'oeils au cinéma notamment.

On découvre de façon inattendue des références très visuelles. A la page 47, le cercle en forme de cible est inspiré de la "Roue de la médecine" (medicine wheel), un symbole indien représentant l'équilibre physique et spirituel de l'Homme. A la page 45, on reconnaît le Triskell celte symbolisant le mouvement de l'énergie. Dans la série des petits détails, Jacques Thébault, la voix française de Patrick McGoohan, fait une petite apparition. Les auteurs n'ont également pas pu résister à la tentation d'insérer les visages de quelques connaissances ainsi que des références personnelles, comme cette reproduction d'un tableau de Christian Brantonne, l'artiste qui a réalisé la couverture de l'album.

Les deux ans nécessaires à la réalisation de cette bande dessinée ont entraîné un certain nombre de révisions. Il y a eu des périodes de travail intense, de discussions quasi-quotidiennes par téléphone. Etant donné que Philippe habitait à l'époque en Normandie et que Jean-Michel résidait à Saint-Etienne, on peut imaginer que leur note de téléphone a du crever le plafond ! Il y a eu aussi des périodes plus calmes, pendant lesquelles Jean-Michel a pu réfléchir à 4 ou 5 fins différentes, puis vérifier chaque virgule, chaque point de son texte. Certaines planches ont du être refaites trois fois. Une partie de l'intrigue reposait sur l'utilisation particulière de la couleur. Arto Djizmedjian s'est attelé à cette rude tâche au rythme de 6 à 7 heures par planche.

The mighty pen brothers. From left to right : Philippe Cottarel, Jean-Michel Philibert and Patrick Ducher (photo : Pamela Ducher)

  Vers 1992, les auteurs ont rendu visite à une douzaine des principaux éditeurs de bandes dessinées en France afin de trouver un débouché pour leur oeuvre. Il ne reçurent qu'un seul rejet. L'accueil fut très positif et projet pennyfarthing très bien perçu. Ce qui a empêché une publication à grande échelle fut le fait que Le Prisonnier n'était pas considéré comme un produit "commercialement viable", au contraire de Star Trek ou Star Wars par exemple. DC Comics qui avaient publié aux Etats-Unis une série de 4 histoires en avaient fait eux aussi l'expérience.

On laissa donc tomber la couleur, au grand désarroi de l'équipe, alors que le premier tiers de l'album avait été réalisé. Comme il devenait de plus en plus évident qu'aucun débouché ne pourrait voir le jour sur le plan national, le rÔdeur offrit de produire l'album et d'en assurer la promotion auprès du cercle des amateurs français de la série, ce que le tandem accepta. 

On lança donc une souscription pour les lecteurs du magazine, qui rapporta un franc succès. La maquette de l'album fut présentée en avant-première lors de la première convention des fans-clubs de séries-cultes qui s'est tenue dans une célèbre discothèque à Paris en décembre 1996. Mais la couverture restait à produire. Christian Brantonne, un ami de longue date des auteurs, professeur d'art plastique originaire de Cherbourg, se mit à l'ouvrage. Il avait assisté à la gestation de l'oeuvre et avait prodigué une foule de conseils et d'encouragements. En dépit de son aversion pour la route, il prit sa voiture un vendredi de février 1997 depuis sa Normandie jusqu'à la banlieue Sud de Paris où travaillait maintenant Philippe. La couverture fut terminée dans les petites heures du matin, le samedi. Puis, Philippe descendit ensuite sur Lyon où l'album allait être envoyé en reprographie.

 Encouragés par le succès d'estime de "projet pennyfarthing" auprès des fans du Prisonnier (et du rÔdeur) de la première heure, Jean-Michel et Philippe acceptèrent qu'une version en langue anglaise soit réalisée. Cela serait une bonne occasion, pensions-nous, d'élargir le lectorat de l'album étant donné que le noyau de Six of One est anglo-saxon et que le français n'est plus aussi international, contredisant ce que disait la conductrice de taxi de l'Arrivée... Egalement, cela permettrait de rendre hommage à plusieurs années de travail, après que la barrière de la langue ait été levée.

A cover’s story: Christian Brantonne at work, Paris, February 1997 (photo: Christine Hallais)

Mais ce qui ressort en fin de compte, c'est l'habileté des auteurs a nous montrer les fêlures de ce Prisonnier, ses doutes et ses espoirs, sa rage et son courage, ainsi que sa phénoménale détermination. en un mot, c'est un héros HUMAIN que l'on présente au lecteur et celui-ci ne peut qu'être sensible a la dimension philosophique et poétique de sa lutte.

Le N°2 me souffle qu'il faut savourer l'album en dégustant un bon whiskey irlandais. Laissez tomber la vodka sans alcool !

 

 Plus d'informations et comment commander depuis la France.

 

 Bonjour chez vous !

 

Patrick Ducher

Auteur de "l'idiot du village" (avant, pendant et après le tournage du prisonnier)

Lyon, automne 1997

 

(C) Centre Documentaire du Prisonnier & Le rÔdeur, 1997

 

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Dernière mise à jour le 5 mai 2001.